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La leçon à tirer de la victoire de l’équipe nationale renforce l’adage “Ujuwo notsujua tsisawa”.

novembre 16th, 2020 | by Laredaction
La leçon à tirer de la victoire de l’équipe nationale renforce l’adage “Ujuwo notsujua tsisawa”.
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Nya ndzima uzaa lulu!
Vive les Gombessa, vive les Comores unies et triomphantes !

La leçon à tirer de la victoire de l’équipe nationale renforce l’adage “Ujuwo notsujua tsisawa”.

La gouvernance de notre pays doit se hisser à la hauteur de notre ambition de toujours, d’être une nation qui se distingue positivement au sein des nations africaines et arabo-musulmanes, notamment.

Nous devons arriver à une gouvernance politique et économique éloignée des pratiques honteuses des républiques bananières. En effet, un pays avec un système éducatif en ruine, des infrastructures sanitaires inexistantes, abonné aux coupures électriques intempestives, au rationnement de l’électricité, et qui est au bord de la malnutrition, ne peut raisonnablement ambitionner de devenir une des premières nations africaines de football, ni une nation de premier plan dans les autres disciplines sportives.

Pourtant nous en avons la capacité. L’envie à l’intérieur du pays et le réservoir de talents que nous offre la diaspora – répartie sous presque les 5 continents -, notamment en Europe, nous donnent la possibilité d’avoir ce rêve.

Le sport et la culture sont des activités créatrices de richesses, en plus du prestige qu’elles procurent aux nations qui excellent. Notre talent n’est plus à prouver dans ces domaines. Cependant, nous ne pouvons raisonnablement espérer y jouer un rôle majeur avec les dirigeants politiques amateurs que nous avons. Leur sens des réalités s’arrête jusqu’ici à leurs ventres.

Le Président Azali Assoumami, doit redevenir comorien. Autrement dit, rêver et bâtir l’excellence. Il rentrerait ainsi dans l’histoire par une porte honorable au lieu de sortir de Beit Salam un jour par une porte dérobée ou sous les “horiho” – quolibets.

Il serait temps qu’il tire courageusement les leçons de l’échec de sa politique de fuite en avant, pour le suluhu ya twayifa. Réconcilier la nation, en négociant avec l’opposition et les forces vives et en présidant à la formation d’un gouvernement de rassemblement.

II deviendrait alors possible de relancer avec lui un plan pour l’émergence, pour construire les Comores des 25 prochaines années, sur la base d’une gouvernance assainie, de la compétence, de l’intégrité, et d’un dawla ya haki – État de droit.

Sans quoi, ce grand espoir du printemps comorien que font naître les Gombessa, risque de n’être qu’un feu de paille, un événement conjoncturel.

En effet, la compétitivité sur le long terme, qu’elle soit sportive ou économique, nécessite une bonne organisation capable de se renouveler. En conséquence, des moyens financiers et logistiques , en plus de la promotion des resources humaines féminines et masculines. Nous pourrions y arriver avec des partenariats techniques et financiers et le dévouement du peuple comorien.

Le monde nous regarde, agréablement surpris, par notre audace et notre expertise. Profitons de cette image, profitons des vents favorables pour sortir de la nuit du sous-développement.

Y aura-t-il une volonté politique?

Inshallah !

AMINE Chaehoi

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